Bienvenue dans l'atelier
Vous vous demandez peut-être ce qui se passe entre le moment où vous commandez votre boîte lumineuse et celui où elle s'allume chez vous. Plutôt que d'entretenir le mystère, je vous ouvre les portes de l'atelier : voici, étape par étape, comment naît votre boîte lumineuse — et pourquoi je fais certains choix techniques.
Tout commence par votre photo
Votre boîte lumineuse, c'est avant tout votre souvenir mis en lumière. Le point de départ, c'est donc une photo : la vôtre. Je la réceptionne, puis je la retravaille — recadrage, contraste, nettoyage — pour qu'elle donne le meilleur résultat une fois transformée en relief. C'est une étape clé : une image bien préparée, c'est une boîte réussie.
De l'image au relief, sous Blender
La photo retravaillée passe ensuite dans Blender, où je la transforme en modèle 3D en relief. Le principe est celui de la lithophane : l'image n'est pas imprimée en couleur, mais traduite en épaisseurs de matière. Là où c'est épais, la lumière passe peu (zones sombres) ; là où c'est fin, elle passe davantage (zones claires). C'est l'épaisseur, et elle seule, qui dessine votre image.
Le bois : contreplaqué de bouleau, découpé au laser
Pendant ce temps, je prépare l'écrin. Le cadre est en contreplaqué de bouleau, choisi pour son bon rapport qualité-prix et sa tenue. Il est découpé au laser, puis rainuré pour accueillir les différentes pièces, et enfin teinté à la main. La découpe laser, à elle seule, représente près d'une demi-heure par boîte.
La résine : le cœur lumineux (et pourquoi une seule taille)
Le relief est imprimé en résine, à plat, pour obtenir le meilleur rendu possible. Cette pièce n'a pas besoin d'un diffuseur ajouté : la résine est elle-même le diffuseur. Une fois imprimée, elle passe par un post-traitement (lavage, durcissement) avant d'être prête.
C'est ici que se joue la fameuse taille unique : 103 × 83 × 30 mm. Pourquoi pas plus grand ? Parce que l'impression se fait à plat sur le plateau de mon imprimante résine — imprimer à plat garantit la meilleure qualité, mais le plateau fixe la taille maximale. Avec une plus grande machine, je pourrais voir plus grand ; ce sera peut-être pour plus tard.
Cette standardisation a aussi un avantage : elle me permet de préparer certaines pièces à l'avance — encadrements, électronique — et donc de rester réactif sans jamais rogner sur la qualité.
La lumière : une LED blanche, dosée pour votre souvenir
Vient l'électronique. Pour l'alimentation, j'intègre et je soude trois bandes de 5 LED blanches chacune. L'ensemble est alimenté via USB-C, assisté d'un leurre PD qui force la négociation à 5 V — ce qui garantit la compatibilité avec n'importe quel chargeur, qu'il soit USB-A ou USB-C. Un polyfuse (fusible à réarmement automatique) protège le circuit : en cas de surconsommation, il interrompt le courant, puis se réarme de lui-même une fois la situation revenue à la normale., Il n'y pas encore d'interrupteur sur les modèles actuels mais c'est prévu. Un détail auquel je tiens : l'intensité est ajustée à chaque photo. Un souvenir doux et intime n'a pas besoin d'éclairer comme une guirlande de Noël. Je règle donc la luminosité — via une résistance adaptée — pour servir votre image, pas pour en mettre plein la vue.
L'assemblage, à la main
Reste à tout réunir : assemblage, collage, puis serrage sous serre-joints le temps que tout prenne (environ une demi-heure de séchage). Un dernier contrôle, on branche, on vérifie que la lumière révèle bien chaque détail… et la boîte est prête à partir.
Un mot sur l'IA — en toute transparence
Vous l'avez compris : à plusieurs moments, je m'appuie sur l'intelligence artificielle. Autant le dire franchement plutôt que de faire semblant.
Concrètement : j'utilise Chat-GPT pour retoucher des images et créer mes visuels promotionnels — je ne suis pas graphiste — et Claude pour la partie technique du site, le juridique et la sécurité. (J'utilise aussi Meshy, mais pour de futurs projets comme des plaques souvenirs en bois 3D — rien à voir avec les boîtes vendues ici.)
Ma position est simple : l'IA est un outil, pas un raccourci malhonnête. Je ne crois pas qu'elle « vole » les idées ou qu'elle rende paresseux. Elle s'ajoute à des savoir-faire et des process bien réels. Je suis un créatif — mais pas un artiste du dessin ni un designer. Sans ces outils, je ne pourrais tout simplement pas concrétiser certaines de mes idées. Et l'IA ne décide jamais à ma place : je contrôle, j'ajuste et je valide tout.
Surtout : l'IA ne touche jamais à la fabrication. Votre boîte, votre bois, votre résine, vos soudures — tout cela est fait à la main, par moi. La technologie m'aide à imaginer et à préparer ; mes mains, elles, font le reste.
Voilà pourquoi je fais ça
Recevoir une photo, la transformer en lumière, et l'envoyer prendre vie chez quelqu'un : c'est tout ce que j'aime dans ce métier. Chaque boîte est une petite aventure technique — et un souvenir de plus, quelque part.
Envie de voir la vôtre s'allumer ? Direction le configurateur.